"Il faut penser ensemble les trois sens par lesquels Lucrèce définit les simulacres (simulacra) : l’émanation matérielle des corps qui ne sont qu’une pellicule d’atomes et qui forment la totalité du monde, les ombres des morts, les apparences des dieux. Il n’y a que des atomes. Toute sensation est un choc d’atomes. Ce contact brusque et muet, alogos, insensé, absolu, infaillible. Toute vision est une éjaculation d’atomes qui rebondit contre une pluie d’atomes dans le vide. C’est par un hasard qui se répète à chaque instant que nous pensons. C’est par hasard que nous sommes." Note d’Oriane (crayon bleu) : cette idée de la relation entre la sexualité mâle et la pensée me paraît des plus pertinentes. On la retrouve d’ailleurs sous des formes diverses dans les œuvres érotiques de Marc Hodges (Poèmes à Gilberte) et de Jean-Pierre Balpe (Ma vie sexuelle) . Il faudrait que je creuse ça… Si je n’étais pas si paresseuse. Un jour ou l’autre… En parler aussi à Françoise.
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